Les Flammes de la Guerre

C'est une époque sombre et sanglante, une époque de démons et de sorcellerie, une époque de batailles et de mort. C'est la Fin des Temps.
 
AccueilFAQRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion

Partagez | 
 

 Terres Brûlées

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
YunYun
Saucisson Féminin
avatar

Messages : 375
Date d'inscription : 11/03/2009
Age : 16

Feuille de personnage
Nom:
Race/Faction:
Détails:

MessageSujet: Terres Brûlées   Sam 21 Mai - 0:51

Hola.

Il s'agit d'un univers personnel, et c'est mon premier texte depuis près d'un an, ça a moli entre temps, pas de doute.
Le titre est provisoire, seulement donné en hâte pour la publication.


Terres Brûlées

Le froid. Le froid est terrible, il transforme un vent doux en une averse frontale de lames acérées, insidieux, le froid envoie ses lames s'engouffrer absolument partout, accablant de morsures, il affaiblit le plus fort, il vole toutes sensations, et ne laisse plus que ses terribles estocades dans la pensée de celui qu'il assaille. Sous tous les plans, le froid domine les malheureux qui lui sont livrés, lentement, il les dévore, il lacère les corps et les esprits, impitoyable.

C'était une grande plaine, que le vent s'efforçait encore d'aplanir au fur des ages, aucun obstacle ne pouvait s'opposer à sa liberté, il voyageait à son gré. Ce vent-ci n'était pas de ces colériques ou ces indécis, il était toujours calme, serein, il ne se troublait que très rarement. Ainsi, il ne s'opposait lui même à rien, et restait toujours très souple et doux vis à vis de ce qui pouvait passer sur son chemin. En revanche, le froid qu'il portait avec lui était de ceux qui détestaient qu'on vienne l'importuner. Lorsque une âme de passage s'aventurait dans la plaine, le vent la célébrait, virevoltant autour d'elle, la frôlant délicatement, mais les âmes exacerbaient le froid, qui transformait toujours la célébration du vent, en une continuelle et acharnée torture. Dès lors, il harcelait la pauvre âme, ne la quittant plus, déployant toute sa violence contre elle jusqu'à ce qu'elle abandonne son territoire.

Des hautes strates montagnardes, aux bas du Sud, la Grande Plaine Blanche offrait au froid un terrain de chasse d'une superficie considérable, les légers dénivelés de la plaine n'étaient jamais assez obtus pour offrir une protection contre le vent, et le grand cours d'eau qui traversait son centre quasi-géométrique n'était qu'un piège du malin froid qui y voyait là l'opportunité de glacer jusqu'aux entrailles de la victime. Cette longue rivière n'avait jamais gelée de mémoire d'homme, et les cristaux formés par le froid depuis les déchets déversés par les plantes montagnardes en amont pouvaient lacérer l'intérieur d'un corps mieux que ne l'aurait jamais fait n'importe quoi d'autre. Malgré ce froid, la neige était peu commune ici, la blancheur de la plaine était en grande partie due à l'herbe sauvage de la planète, blanche, et légèrement bleutée à sa base, ce qui donnait une véritable impression de glace. Dans la période où le climat local était le plus humide, la pluie était relativement présente, surtout la nuit, mais tombait toujours avec grandes ardeurs si elle devait le faire. Le ciel était toujours d'un bleu net, et le soleil toujours présent. Les cieux ne s'assombrissaient que sporadiquement, pour une brève mais intense averse de pluie glacée. Le sol était un étrange mélange de terre humide et de sable, on y retrouvait la désagréable sensation, et la même progression chaotique, que de la véritable neige composée d'eau.
La flore se concentrait autour de la rivière centrale de la plaine, mais elle était très peu dense, et aux couleurs très pâles, une majorité de petites plantes qui nourrissaient les insectes locaux. Quant à la faune locale, elle se composait de nombreux petits rongeurs mangeurs d'insectes et d'étonnants serpents herbivores, en grandes variétés. Des troupeaux d'animaux plus gros, très ressemblants aux célèbres autruches fohliennes, se concentraient aussi dans ces plaines. Contrairement aux fameuses autruches, ces animaux là, non-officiellement nommés encore, Brüuhl pour la population locale puisque c'était ce qu'ils beuglaient, étaient recouverts de longs poils épais. Ils possédaient trois pattes, deux très fines à leur extrémité arrière, et une plus large juste à la base de leur long cou, bien plus courte. Ces pattes se terminaient par quatre griffes palmées, et cet animal-ci était totalement incapable de maintenir un équilibre, de rester debout. L'animal ne dépassait pas le mètre de haut, son cou, aussi long, se finissait par une tête rectangulaire, où se situait deux yeux d'un noir profond et des cavités qui devaient servir à la respiration de l'animal ou bien comme capteurs sensoriels. Deux cavités similaires s'étendaient de la base du coup aux pattes arrières. Lorsqu'il devait s'immobiliser, pour se reposer, il se laissait simplement chuter au sol. Personne ne savait encore comment cet animal se nourrissait, ou se reproduisait. Se relever était pour lui le plus grand des calvaires, c'est pourquoi cette créature était en constant mouvement, du moment qu'il en avait les ressources. Lentes et nombreuses, ces bêtes représentaient le principal apport protéiné des populations voisines, et des nomades.

Sept ombres avançaient en lente procession, les unes derrières les autres, au rythme bas d'une traversée en terrain difficile. Voûtées vers l'avant, une capuche de fortune sur la tête, les ombres étaient pareils aux pèlerins d'autrefois qui traversaient l'immensité des plaines blanches à la recherche d'un mythique passage vers l'univers des Observateurs, les dieux locaux. Un même pantalon gris et blanc, à trois bandes noires sur la cuisse gauche, ainsi que les même bottes noires à lacet et double resserrage recouverte de boue caractérisaient les personnages. Sur leurs épaule, des vieilles couvertures, voire d'anciens duvets faisaient office de protection contre le froid. Chacun portait un haut de climat froid, des vêtements hétéroclites, clairement non-standardisés comparés au reste de leur équipement, dont le treillis gris clair, en alternance avec des tâches presque blanches, légèrement matelassé, caché, faisait aussi parti. Un gilet pare-balle gris profond ingénieux recouvrait leur poitrine et les parties larges de leur corps, les cuisses, bras et jambes. A leur ceinture, généralement au maximum de serrage pour bloquer une porte au vent vicieux, était accroché bon nombre de sacoches à usages multiples, ainsi qu'une arme à feu de poing, sous laquelle était aussi accroché un couteau. L'eau de leur gourde était probablement gelée. La pluie de la veille se décelait encore aisément, tous étaient trempés.

Des armes à épaule, fusil d'assaut, en métal, exceptée la crosse de bois, pendaient le long de leur lanière de cuir, autour du cou de leur propriétaire. Ce poids contribuait à l'angle du dos des marcheurs silencieux. Leurs mains étaient généralement occupées à s'engouffrer le plus profondément dans les faibles couches de vêtement dont ils disposaient. Le froid est horriblement douloureux, sadique, il peut paralyser les sens, et donc les hommes. Leurs doigts gelés les brûlaient comme le fait paradoxalement un froid intense. Ils s'efforçaient de les garder un maximum au chaud, sous leurs aisselles ou autour de leur sexe, ralentissant de leur mieux la perte de sensation dans leurs extrémités. Certains avaient accroché leur arme à l'imposant sac à dos qu'ils transportaient, son corps métallique gelée n'aidant pas le propre corps des hommes à conserver sa chaleur. Tous avait la tête enfoncé dans leur épaule, regardant leur pied pour ne plus subir de front le vent, pour ne pas voir l'incroyable étendue blanche qui s'offrait encore à eux. Ils tremblaient tous fortement, respirant difficilement, toussant et reniflant leurs mucus nasaux déjà congelés. Des perles blanches brillaient sous leurs yeux où leur plissure avait fait sortir une larme si tôt gelée. Le froid persécutant leur avait enlevé toute volonté, et chaque pas se faisait comme s'il devait être le dernier.

Tout d'un coup, un bruit envahit la plaine, comme une lente aspiration d'air qui croissait en vitesse et en intensité. Une poignée de secondes plus tard, le bruit recouvrit tout, jusqu'au sifflement constant du vent, et comme frappées par une foudre invisible, les sept ombres chutèrent au sol, droit devant elle. L'instant suivant, deux longues formes triangulaires, très fines, filèrent à travers le ciel au dessus des sept masses grises couchées dans l'herbe blanche. Tout l'air qui semblait avoir été aspiré fut soudainement recraché quand les formes s'éloignèrent, provoquant un bang sonore relativement peu agressif à l'oreille. Au loin disparaissaient à toute vitesse les deux triangles sombres, trop vite pour qu'on en distingue autre chose que la silhouette et la couleur. Les foudroyés restèrent couchés au sol encore de longues minutes, avant qu'une tête ne se décolle des herbes pour lancer un regard dans la direction des deux volants. L'homme dégagea ses bras difficilement, et laissa apparaître ses mains rouges, dues à de nombreuses brûlures par le froid. Il serra les dents, encaissant la douleur de ses doigts lorsqu'il les enfonça dans la mélasse boueuse sous lui pour se relever. D'autres l'imitèrent. Il frotta rapidement l'arme qui pendait contre son torse de sa manche pour en retirer le gros de la terre qui s'y était collée. Il toussa, et demanda d'une voix faible, la voix d'un vieillard épuisé :
-A qui ?

L'un haussa les épaules en engouffrant ses doigts sous ses aisselles, un autre remua la tête mollement, « j'sais pas » lui répondis une voix encore plus faible. Il eut alors un dernier regard dans la direction où les appareils avaient disparus puis il se remit en marche, extirpant ses jambes de la boue sablonneuse où il s'était enfoncé jusqu'au mollet.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.perdu.com
Arduilanar
L'Effrayant
avatar

Messages : 8176
Date d'inscription : 20/08/2008
Age : 24
Localisation : En exil dans le Vieux Monde

Feuille de personnage
Nom: Arduilanar
Race/Faction: Asur
Détails: Seigneur de Caledor

MessageSujet: Re: Terres Brûlées   Sam 21 Mai - 9:06

C'est bien écrit, mais parfois un peu laborieux à lire. On sent pas toujours tres bien où tu veux en venir, et les descriptions sont parfois un peu lourdes. J'me permets de critiquer parce que je sais que t'es fichtrement douée, quand même.

Sinon, deux trois tous petits détails à revoir - amont et pas aval, par exemple. Mais c'est assez anecdotique.

_________________
Amarthan Locëcundion, Fils du Dragon
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Fantasque
Doktor
avatar

Messages : 8411
Date d'inscription : 20/08/2008
Age : 24
Localisation : Qu'est-ce que j'suis censé en savoir ?

MessageSujet: Re: Terres Brûlées   Lun 23 Mai - 16:41

Hola. J'ai lu avec ça, la faute au titre.

http://www.dailymotion.com/video/xd6aft_michel-sardou-les-lacs-du-connemara_music#from=embed

J'ai arrêté vite. Et corrigé deux trois fautes - dont "optus", tout de même. Non mais on est là ? J'vous le demande. Très bien écrit, mais si je puis me permettre, certaines longues phrases gagneraient peut-être à être découpées en petits morceaux.

Ich hab ein bier im keller. EIN BIER IM KELLER.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://war-roleplay.forumactif.org
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Terres Brûlées   

Revenir en haut Aller en bas
 
Terres Brûlées
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» PEUT ON FAIRE DES TERRES PLEINS OU MODIFIER LES BORDS DE MER?
» draft M11 - roanne mercredi 4 aout // draft terres natales date à determiner
» Voyage en terres nouvelles.
» L'Effroyable Guerre pour les Terres du Nord
» Les terres du sud

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Les Flammes de la Guerre :: Grande Bibliothèque d'Altdorf :: Autres Fic-
Sauter vers: